Fenêtre sur court Chapignac, jour 1



LE CRIME ÉTAIT PRESQUE PARFAIT


Samedi 19 mars.

Après une semaine sans l’ombre d’un nuage, c’est un ciel blanc et des températures hivernales qui attendaient les joueuses des deux équipes du jour : le TCXII Bercy, emmené par sa capitaine tout fraîchement nommée, Muriel Foenkinos. Et l’AGF 17-­‐18, chaperonné par Hélène Soubev. L’avant-­‐veille du jour J, un vent de panique secouait les rangs d’AGF après que trois joueuses avaient déclaré forfait. Une conversation entre les deux capitaines permettait de permuter des matchs et d’envisager la rencontre sous les meilleurs auspices – et avec deux pleines boîtes de Haribo, cadeaux d’AGF.

La Mélodie du bonheur

Le premier simple opposait Elodie Pennamen (TCXII), 30/3 et Catherine Abito (AGF), non classée – mais au vu de son jeu plus qu’honorable, probablement par manque de matchs en tournois officiels. Impériale et sereine, je dirais même bouddhique dans sa traversée de balle, Elodie infligeait un sévère 6/0 à son adversaire dans la première manche, pour s’imposer dans la deuxième 6/2.

L’ombre d’un doute

En parallèle, Marie-­‐Caroline Duguey (30/2-­‐TCXII) était aux prises avec Geneviève de Villaines (30/5-­‐AGF). Peinant à rentrer dans son match, Marie-­‐Caroline se laissait aspirer par son adversaire dans une première manche subie 1/6. Mais retrouvant à la fois ses esprits et ses jambes, elle s’imposait 6/2-­‐6/3 dans les deuxième et troisième sets.

Sueurs froides + Les Nerfs à vif

Le simple 3 s’annonçait limpide : Muriel Foenkinos (TCXII-­‐30/1) affrontait une 30/4, Diane Rigolot (patronyme ironique tant la rigolade ne fut pas de la partie). Le premier set fut net et sans nuages : 6/2 pour Foenkinos. Une sérénité confirmée par un 3/0 d’emblée dans la deuxième manche. Puis la rencontre changea de visage et de cap : Diane cessa ses coups à plat tapés fort, arrondit son jeu et attendit son heure. Une tactique payante qui lui permit de remporter la deuxième manche 6/4, puis la troisième 6/2, malgré les vifs encouragements du TCXII pour sa joueuse en péril.

Incassable

Le quatrième simple opposait l’ex-­‐capitaine du TCXII Sophie Hattier, une figure du club. 30/1 plus que confirmée, elle manqua la première marche 2/6, surprise par le jeu varié de son adversaire. Puis l’expérience et la concentration firent le reste : un joli 6/2-­‐6/3 contre Hélène Soubev qui permettait au TCXII de remporter la rencontre avant même le double.

Un fauteuil pour deux

L’affiche du double : Véronique Frachet, autre figure tutélaire du TCXII et Sophie Hattier opposées à Hélène Soubev et Diane Rigolot. Seules supportrices sur le banc (les joueuses d’AGF ayant déserté les rangs), les joueuses du TCXII espéraient bien conclure cette rencontre de belle manière. Et le premier set leur donna raison, la paire Frachet-­‐Hattier – bien accordée – l’emportant 6/4. La deuxième manche fut à l’image de toute la rencontre : les AGF remontèrent la pente, bataillant chaque point pour revenir 6/4.

Les supportrices du TCXII, bleuies par le froid (voir ci-­‐dessous)) mais toujours enthousiastes, abordaient le super-­‐tie break le poing levé et un « no pasaran ! » au bord des lèvres. L’entame fut toutefois brutale : 0/2. Mais au final, les dieux étaient cette fois du côté de l’est parisien car les joueuses du TCXII l’emportèrent au terme d’un mano a mano costaud (11/9). Score de la rencontre : 4 à 1... presque parfait. Et les supportrices de s’écrier en chœur : « Chapi-­‐niaque !

img35 « Allez les filles ! », scandaient Elodie et Marie-­‐Caroline (TCXII) entre deux claquements de dents...