Fenêtre sur court


Chapignac, jour 4



GAME OF THRONES


Oui, carrément. Puisqu’il paraît qu’on joue la première place. Une information qui, en tant que capitaine, me met à la fois sur des charbons ardents et la rate au court-bouillon – pas confort, vous l’avouerez. Rendez-vous est pris ce samedi 16 avril au stade des Poissonniers (sérieux ?), Paris 18ème.


Notre équipe du jour, le mors aux dents : Véronique en S1, moi en S2, Marie-Caroline en S3 et Agnès en S4.


Arrivées au stade sous un grand soleil, la pluie cueille pourtant les joueuses qui s’échauffent pour les deux premiers matchs (S3 et S4). Réfugiées dans cet espace lounge à l’ambiance toute soviétique…

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… on tergiverse : attendre la fin des ondées ? Annuler la rencontre ? Mais pour jouer quand ? Bref, ça discute sec en comptant les gouttes. Finalement, 45 minutes plus tard, le soleil est là, et les deux premiers matchs reprennent.


En S3, Marie-Caroline (30/2) affronte Melissa (30/2 mais ex-15/4…).
De ce que je perçois à l’échauffement, c’est largement jouable et MC me le confirme. Elle est offensive, à l’aise, pendant que Melissa se cherche.

En parallèle, le S4. Agnès est aux prises avec Emiko, une tornade zen (oui, c’est possible). Le geste est sûr, le placement précis, la frappe allongée et puissante. Agnès fait (très) bonne figure, mais ce sera compliqué.

Un troisième terrain est libre, à mon tour d’entrer en piste, pour le S2 contre Irina. En consultant la composition de l’équipe, son nom a fait tilt. Je l’ai battue en tournoi l’an dernier à l’issue d’un match TRÈS serré. Irina, c’est un peu mon double ukrainien, avec 15 ans de moins : jeu tendu et à plat, ça cogne et le lift, tu oublies (Christian, si tu lis ça…).

Comme d’habitude, je déroule en début de partie : 3/0. Puis 4/1. Irina précise ses intentions mais le premier set tombe dans mon escarcelle, 6/3.

Course-poursuite dans le deuxième set… Au terme de jeux nourris d’égalité/avantage usants, nous voici au tie break. Comme d’habitude, je le perds –mais c’est quoi mon problème avec le tie break ? Mes cuisses, hyper-sollicitées, crient leur rage. Je les calme avec une montagne de bananes séchées et ça marche (en revanche, ne me parlez plus de bananes séchées dans les six mois qui viennent, SVP).
Entretemps, un peu de pluie patine le terrain. Agnès* dégaine ses chaussettes magiques. Nous voici parées.
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Ardoise magique, on repart de zéro, ou presque.

*Car Agnès entretemps a perdu son match dignement. Emiko était bien l’adversaire redoutable que j’avais soupçonnée. Pardon, mais c’est une chance pour moi car le soutien d’Agnès sur le terrain, à la fois doux, discret et bienveillant, m’a été extrêmement précieux. Merci…

Sur le S3, j’entends Marie-Caroline qui vocifère et s’encourage en donnant de la voix.
Suspense de courte durée : elle perd de justesse 7/5-6/3 contre une Melissa décidément coriace.
Voilà Magic Véronique (30/1) embarquée dans son S1 contre Katia (30/1), la capitaine adverse. Une formalité pour notre force tranquille à l’œil affûté et à la main redoutable : 6/3-6/0. Bravo Véro !


Le double va pouvoir débuter pendant qu’Irina et moi jouons les prolongations.

J’entame, fataliste, le troisième set. Et le fatalisme me réussit : 5/2.
Mais Irina est dans la place et alors que je la crois sur le point de lâcher mentalement (on peut toujours espérer, non ?), elle entame sa remontée pendant que je bascule en mode « petits bras », notamment au service. Egalité/avantage… la ronde infernale, jusqu’au dernier point, à 5/4, j’ai bien cru que mes nerfs (et mes jambes) allaient lâcher. Une balle dans le filet et c’est enfin FINI, au terme de trois heures de match.

On se serre dans les bras, soulagées et contentes de notre match accroché. Je lui rappelle ce qu’elle m’avait dit l’année dernière en fin de rencontre – « Ça aurait mérité un troisième set » –. Dont acte.
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Le double, à présent. Véro/MC contre Emiko/Melissa. Premier set serré : 7/5. La paire Championnet est redoutable d’efficacité, on sent la team rodée. 4/0 pour elles. Aïe. 4/1, 5/1, 5/2… Malgré de jolis coups d’éclat, la victoire nous échappe. Pas grave, les jolis sourires sont de sortie !

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Bouh, la rencontre est perdue. Mais il nous reste, grâce aux trois matchs à venir samedi prochain, une chance de grimper sur le Trône de Fer. Summer is coming…

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